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Dahouk

Dahouk a perdu son sourire

Dahouk en arabe signifie espiègle, rieuse. Pourtant, depuis son accident, Dahouk ne rit plus. A l’âge de 3 ans, elle a été brûlée au 3ème degré.

C’est un jour où Dahouk et son père étaient assis près du poêle que la catastrophe arriva. Alors qu’elle s’en approcha, des flammes anormalement grandes sortir du poêle. La petite fille fut touchée. Cela ne serait jamais arrivé avec du fioul domestique, mais au prix exorbitant de 11$ le litre, la famille de Dahouk n’a absolument pas les moyens de s’en procurer. Pourtant, alors que l’hiver est bien là, il faut pouvoir se chauffer et pour cela, des substances autrement plus dangereuses sont utilisées.

Une catastrophe qui lui valu de subir plusieurs opérations de chirurgie réparatrice en Turquie. A son retour en Syrie, désespoir, perte de confiance en soi, angoisse se sont emparés d’elle. Sa vie a dramatiquement basculé. Les brûlures graves ont laissé des cicatrices importantes, qui ont un impact sur sa qualité de vie et son bien-être. Une telle catastrophe ne porte pas seulement atteinte à son physique, elle a aussi des conséquences considérables sur sa vie quotidienne. Les conséquences physiques sont donc allées de paire avec des problèmes psychosociaux. Dahouk avait besoin d’aide.

Nour Hayed, une agent de santé psychosociale de l’UOSSM, a pris en charge Dahouk dans notre centre de santé à Kafarnaha, dans la banlieue d’Alep. Avec le soutien total de ses parents, la petite fille a pu bénéficier d’un soutien psychologique à travers des séances de thérapie intensives. Un plan de traitement qui s’est montré efficace car petit à petit, elle a montré des signes encourageants. Elle a recommencé à jouer, à sortir. Surtout, elle a pu aller à l’école et quelle n’a pas été sa joie !

 Cette petite fille fait preuve d’une résilience admirable. Malgré cette difficile épreuve, nos équipes ont pu l’aider à se reconstruire.